Sur un marché boursier comme la BRVM cohabitent deux grandes catégories de titres financiers, aux logiques radicalement différentes : les actions et les obligations. Les confondre, ou ignorer ce qui les distingue, expose à des désillusions lorsqu'un placement ne se comporte pas comme attendu.
L'action, une part de propriété
Acheter une action, c'est devenir copropriétaire, à hauteur de sa participation, d'une entreprise cotée. L'actionnaire n'a droit à aucun revenu garanti : sa rémunération dépend des dividendes que l'entreprise décide, ou non, de distribuer selon ses résultats, et de l'évolution du cours du titre sur le marché, qui peut aussi bien monter que baisser. En contrepartie de ce risque plus élevé, les actions offrent historiquement, sur longue période, un potentiel de rendement supérieur à celui des placements obligataires.
L'obligation, une créance
Acheter une obligation, en revanche, revient à prêter de l'argent à l'émetteur — un État, une institution régionale ou une entreprise — pour une durée et un taux d'intérêt définis à l'avance. L'obligataire n'est pas propriétaire de l'émetteur : il est son créancier, et perçoit en principe un coupon régulier jusqu'à l'échéance, à laquelle le capital emprunté lui est remboursé. Le risque principal n'est plus la volatilité du cours mais la capacité de l'émetteur à honorer sa dette.
Un arbitrage entre risque et horizon
En pratique, la part respective d'actions et d'obligations dans un portefeuille dépend largement de l'horizon de placement et de la tolérance au risque de l'investisseur : un horizon long permet d'amortir la volatilité propre aux actions, tandis qu'un besoin de liquidité à court terme ou une aversion au risque plus marquée orientent naturellement vers la partie obligataire du marché.


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