La finance islamique désigne un ensemble de pratiques financières fondées sur les principes de la loi islamique, qui se distinguent sur plusieurs points de la finance conventionnelle, notamment l'interdiction de l'intérêt (riba) et la prohibition de certains investissements jugés incompatibles avec ces principes.
Le partage des profits et des pertes
Plutôt que de rémunérer un prêteur par un taux d'intérêt fixe, de nombreux contrats de finance islamique reposent sur un principe de partage des profits et des pertes entre les parties, l'établissement financier devenant en quelque sorte associé au projet financé plutôt que simple prêteur.
Des instruments spécifiques
Plusieurs types de contrats structurent la finance islamique, comme la mourabaha, une forme de vente avec marge convenue à l'avance, ou l'ijara, proche du principe du crédit-bail. Ces instruments visent à répondre aux besoins de financement classiques — achat de bien, financement d'entreprise — tout en respectant les principes religieux qui encadrent cette forme de finance.
Un développement progressif en Afrique de l'Ouest
La finance islamique s'est développée progressivement dans la région ces dernières années, avec l'émergence de fenêtres dédiées au sein de certaines banques classiques, ainsi que quelques émissions obligataires conformes à ces principes (sukuk) réalisées par des États de la zone, répondant à une demande croissante pour ce type de produits financiers.


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